Atlas Halieutique
UEMOA , Atlas de l'enquête cadre de la pêche maritime artisanale    

Guinee-Bissau

Thématique Economie - Filière pêche

1- Caractéristiques des coûts liés aux moyens de production

Prix d'achat moyen et longueur moyenne des différents types d'unités de pêche


[2016-11-15]


On remarque dans le tableau précédent que le prix de pirogues varie avec la longueur et le type de construction des différentes pirogues. Pour les pirogues à membrures, elles sont construites en Guinée où le coût de construction est plus bas. Les pirogues les moins chères sont les monoxyles (99 783 FCFA) et les plus chères sont les pirogues à planches (1.020.741 FCFA) et à membrure (634 048 FCFA).

Le filet maillant est le principal engin de pêche utilisé dans toutes les régions du pays et vendu à des prix plus élevés dans la région de Bissau (plus 1000000 FCFA, et ces engins sont composés de grands filets avec des dimensions variables de 500 – 1200 mètres de long), Bolama (450 000 FCFA), Cacheu (180 000 FCFA) et Biombo (170 000 FCFA). La senne de plage est un autre filet qui apparaît en Biombo (240 000 FCFA) et Cacheu (300 000 FCFA). Les filets avec des coûts réduits sont les lignes et palangres et les casiers, nasses/barrages, surtout dans Tombali.

Pour l'engin principal

Prix moyen d'achat filets


[2016-11-15]

Prix moyen autres engins


[2016-11-15]



Dépenses moyennes par sortie pour la pêche (Pêcheurs de jour)


[2016-11-15]


Pour les pêcheurs de jour, les plus grandes dépenses engagées pour les sorties de pêche, dans toutes les régions du pays, sauf à Biombo, sont l'achat de carburant, de la glace et de la nourriture, avec des valeurs maximales à Bissau de 100 333.3 FCFA, 75 000 FCFA et 150 000FCFA, respectivement. A Biombo la plus grande dépense est liée à l’achat de glace (35 000 FCFA) par rapport au carburant (30 000 FCFA)

Pour les pêcheurs de marée dans toutes les régions du pays, sauf pour la région de Biombo, les plus grand dépenses engagées liées à des sorties de pêche sont l'achat de carburant et de la glace, avec des valeurs maximales de 137 192 FCFA à Bissau et 80 000 francs FCFA, respectivement. La région Quinara a dépensé plus sur la glace (10 000 FCFA) que sur les denrées alimentaires (3000 FCFA). Au niveau national, la dépense du carburant diminue parce que les pêcheurs de marée font des économies sur le carburant

Dépenses moyennes par sortie pour la pêche (Pêcheurs de Marée)


[2016-11-15]


Conclusion sous thématique « Caractéristiques des coûts liés aux moyens de production»

En ce qui concerne les coûts liés aux moyens de production, le prix des pirogues varie avec la taille et le type de construction (avec un bémol pour les pirogues à membrures). Aussi le prix des engins varie en fonction des régions.

Finalement pour les dépenses de pêche selon les types de pêche (de jour ou de marée), on trouve que le poste de carburant est le plus important et que les pêcheurs de marée font plus d’économie sur le carburant par rapport aux pêches de jour.

2- Utilisations de la production

Mode de rémunération de l'équipage


[2016-11-15]


Dans les régions de Bolama, Bissau, Biombo, Tombali, et Quinara moins de 50% des pirogues rémunèrent l’équipage à la part, et salaire fixe. Par rapport à la région de Cacheu 75% des pêcheurs sont rémunérés en nature et 15% ont un salaire fixe. Dans la région d’Oio, plus de 80% des unités de pêche rémunèrent leur équipage en nature et 15% par salaire fixe.

Dans toutes les régions, plus de 50% des poissons capturés sont vendus frais, entre 20 et 30 % sont destinés à la transformation et moins de 10% des poissons capturés sont utilisés pour l’autoconsommation, les dons ; la perte pos-capture ne représentant que 5 % maximum (région de Bolama). La valorisation des produits est très homogène quelle que soit la préfecture

Pourcentage moyens des utilisations du poisson capturé


[2016-11-15]


Dans la région de Bissau, on enregistre le plus grand chiffre d’affaires (314 400 F CFA) par rapport aux autres régions, suivi de Bolama avec 100 000 F CFA et Cacheu avec 55 000 F CFA. Les autres régions (Biombo, Oio, Quinara et Tombali) représentent plus ou moins les mêmes valeurs. Les chiffres d’affaires très élevés de Bissau est à mettre en relation avec la durée des marées (plus longue), les quantités de productions plus importantes ainsi que les coûts des produits (plus chers à Bissau).

Chiffre d'affaire moyen déclaré par sortie
pour l'engin principal


[2016-11-15]


Chiffre d'affaire moyen déclaré par sortie
pour l'engin principal


[2016-11-15]


Dans la région de Bissau, on enregistre les plus grands chiffres d’affaires par sortie pour l’engin lignes et palangre (430 000 F CFA) et les filets maillants (300 000 F CFA), comme à Bolama avec113 000 F CFA et à Cacheu pour les lignes et palangre avec 90 000 F CFA. Biombo présente un chiffre d’affaires de 77 000 F CFA pour le cassier nasse. Les autres régions (Oio, Quinara et Tombali) ont des chiffres d’affaires de moins de 50 000 F CFA. L’importance relative des chiffres d’affaires à Bissau, Bolama et Cacheu est dûe à la grande dynamique du secteur professionnel dans ces régions et en particulier à Bissau.

Conclusion sous-thématique

On observe une diversité des modes de rémunération des pêcheurs avec une prédominance des paiements en nature ou en salaire fixe et à part variable. Le paiement à la part est peu significatif, sauf à Bissau. Les engins de pêche responsables des plus gros chiffres d’affaires sont les lignes et palangres.

Importance de la commercialisation et la transformation sur les sites de débarquement

Nombre d'opérateurs
qui viennent sur les sites
prendre du poisson frais


[2016-11-15]

Globalement, au niveau national les micro-mareyeurs prédominent, avec une attention particulière pour la région de Bolama (plus de 200 opérateurs), suivie de Bissau avec 100 opérateurs, Tombali avec 90 opérateurs et Quinara avec un nombre d’opérateurs inférieurs à 50. Les transformateurs sont également présents dans toutes les régions. En faible nombre dans la plupart des régions (moins de 10), ils atteignent 100 dans la région de Bissau.

A noter sur la figure, le cas particulier de Bolama où il y a beaucoup d’expéditions par pirogues car c’est une île. Les expéditions de produits transformés sont spécifiques à Tombali (en moto car en camion c’est plus cher) et les expéditions de produits frais à Bolama et Tombali car ils exportent dans les pays voisins.

Pour les produits frais, nombre d'expéditions par semaine


[2016-11-15]

Pour la transformation, nombre d'expéditions par semaine


[2016-11-15]

Pourcentage de sites déclarant des types de produits transformés achetés par des commerçants


[2016-11-15]


Il existe essentiellement 3 types de transformation en Guinée Bissau : le fumé, le salé/séché et le fermenté-séché. Le type fumé est le plus pratiqué suivi par le salé séché. Il y a peu de produits fermentés-séché et ils se rencontrent uniquement dans la région de Quinara

Il existe essentiellement 3 types de transformation en Guinée Bissau : le fumé, le salé/séché et le fermenté-séché. Le type fumé est le plus pratiqué suivi par le salé séché. Il y a peu de produits fermentés-séchés et ils se rencontrent uniquement dans la région de Quinara

Conclusion sous thématique « importance de la commercialisation et de la transformation sur les sites de débarquement»

Il y a essentiellement 2 types d’opérateurs qui viennent sur les débarcadères acheter du poisson frais : les micro-mareyeurs et les transformatrices. Les expéditions sont très importantes dans les régions de Bolama (îles) et Tombali (à la frontière) pour les produits frais et transformés. On rencontre 3 types de transformations en Guinée-Bissau ; le fumé prédomine suivi par le salé séché.

En savoir plus

Citation :

Fiche Guinee-Bissau,

UEMOA (2014) : Atlas UEMOA des pêcheries maritimes artisanales de l'UEMOA. Programme régional de renforcement de la collecte des données statistiques des pêches dans les Etats membres - © 2015. http://atlas.statpeche-uemoa.org/atlas_ecpma/

Coordination générale : Maria Luisa Ferreira, Directeur des Ressources Animales et Halieutiques, Département de la Sécurité Alimentaire, de l’Agriculture,des Mines et de l’Environnement  ( DSAME), Diegane NDONG, Chargé des Ressources Halieutiques

Système d’information et équipe d’experts d’appui : Jérôme Guitton, Pierre Morand, Pierre Chavance, Carole Escaravage, Mohamed Soumah et Nolwenn Cozannet

Fiche expertisée par: Josepha Pinto Gomes, João Cabral,